Ça fait assez longtemps que je couvre le sport à Edmonton pour savoir qu’un changement d’entraîneur si tard dans la saison arrive jamais pour rien. Quand Vegas a congédié Bruce Cassidy avec juste huit matchs à jouer pis qu’ils ont engagé John Tortorella, ça a certainement fait parler au Rogers Place.
Jack Roslovic a une vue de première ligne sur toute cette situation-là. L’attaquant des Oilers a joué sous Tortorella pendant cette bizarre saison COVID à Columbus en 2020-21. Quand je pense au style de coaching de Tortorella, la description de Roslovic fait parfaitement du sens pour n’importe qui qui a suivi le coach fougueux au fil des années.
« Il est vraiment honnête », a dit Roslovic aux journalistes cette semaine. « Il a une attente envers toi, pis c’est de travailler à chaque jour. » C’est Tortorella en un mot, vraiment. Pas de systèmes compliqués ou de stratégies tordues. Juste se pointer pis donner l’effort à chaque présence.
Le timing de ce changement à Vegas est vraiment bizarre. Les Golden Knights ont pris leur photo d’équipe samedi passé avec Cassidy ben en vue dans l’image. Là ils vont probablement devoir remplacer la face de Tortorella numériquement pour la photo officielle de la saison 2025-2026. Ça doit être malaise en titi pour tout le monde.
Tortorella est pas vraiment un étranger au carrousel des coachs. C’est sa sixième équipe dans la LNH à travers 1 620 matchs derrière le banc. Il a gagné une Coupe Stanley avec Tampa Bay. Il a coaché les Rangers, les Canucks, les Blue Jackets, pis plus récemment les Flyers. Philadelphie l’a laissé aller avec neuf matchs restants la saison passée, quasiment exactement un an avant que Vegas l’engage.
Le gars aime clairement trop le hockey pour rester loin. Roslovic a niaisé là-dessus pendant la pratique cette semaine. « Je pense qu’il s’ennuie tout simplement », a dit l’attaquant des Oilers avec un sourire. « Il vit sur un gros terrain. Peut-être qu’il se sent seul, je sais pas trop. »
Entre son congédiement des Flyers pis cette opportunité à Vegas, Tortorella s’est tenu occupé. Il a assisté Mike Sullivan comme coach de l’équipe américaine aux Olympiques en Italie. Il a fait de la télé. Mais le coaching est clairement dans son sang. Quand Vegas a appelé, il a répondu sans hésiter.
Pour Roslovic, l’approche directe de Tortorella était pas problématique pendant leur temps ensemble à Columbus. « C’est vraiment juste, c’est pareil pour tout le monde », a-t-il expliqué. Cette constance-là compte dans un vestiaire. Les joueurs peuvent endurer un coach tough s’ils savent que les standards s’appliquent également partout dans l’alignement.
Kris Knoblauch comprend les changements de coach des deux bords mieux que la plupart. Le coach des Oilers a remplacé Jay Woodcroft après juste treize matchs dans la saison 2023-24. Il sait c’est quoi arriver dans une situation difficile. Mais même Knoblauch a l’air surpris par le timing du move de Vegas.
« D’abord, Bruce est un excellent coach », a dit Knoblauch lundi. « Regarde son track record avec le nombre de victoires qu’il a eues. » Cassidy a gagné une Coupe Stanley avec Vegas en 2023. Ça te donne de la crédibilité pis de la patience dans la plupart des organisations. Apparemment pas assez dans ce cas-ci.
Le directeur général de Vegas Kelly McCrimmon a expliqué la décision en disant que l’équipe avait perdu son esprit. Les Golden Knights ont perdu dix-neuf de leurs vingt-sept derniers matchs avant le changement de coach. Les difficultés du gardien Adin Hill aident pas pantoute. Plusieurs scouts pros ont aussi remarqué que Vegas joue plus lentement qu’avant.
« À un moment donné on a perdu notre esprit », a dit McCrimmon aux médias. C’est une évaluation pas mal dure pour une équipe qui a gagné la Coupe il y a juste deux ans. Quand ton DG remet publiquement en question le feu compétitif de l’équipe, quelque chose de fondamental est brisé.
Tortorella a tenu sa première conférence de presse lundi après avoir accepté la job à Vegas. Son message était prévisiblement direct. « On veut juste jouer plus vite », a-t-il dit. « C’est facile à dire mais je pense que ça passe par l’état d’esprit aussi. On va travailler là-dessus. Je vais pas trop penser. »
C’est du Tortorella pur là. Garder les choses simples. Travailler fort. Jouer vite. Pas trop penser au jeu. Si cette approche-là va marcher avec huit matchs à jouer pis possiblement des séries devant, ça reste à voir.
Knoblauch a connu du succès immédiat après avoir remplacé Woodcroft à Edmonton. Mais il est rafraîchissant d’honnêteté sur pourquoi ce revirement-là s’est fait aussi vite. « Chaque équipe est différente », a-t-il expliqué. « Des fois les joueurs ont juste besoin d’un peu de direction, un peu de changement, un peu plus de confiance. »
Avoir Connor McDavid pis Leon Draisaitl dans ton alignement aide aussi, c’est clair. Knoblauch l’a pas dit explicitement, mais tout le monde autour des Oilers le sait. Les joueurs étoiles rendent les transitions de coach pas mal plus smoothes qu’elles pourraient l’être autrement.
Les Oilers vont affronter l’équipe de Tortorella à Vegas samedi soir au Rogers Place. C’est la dernière rencontre de la saison régulière entre ces rivaux de la division Pacifique. Dépendamment de comment le portrait des séries se dessine, ils pourraient potentiellement se rencontrer encore en première ronde.
Roslovic a récemment atteint la barre des vingt buts pour Edmonton, glissant un tir sous Lukas Dostal dans la victoire de samedi passé contre Anaheim. Il a marqué trois buts depuis que Draisaitl est tombé au combat avec une blessure au genou. Cette production-là est exactement ce que les Oilers ont besoin de leurs attaquants de soutien pendant ce bout crucial de la saison.
La fraternité des coachs dans la LNH est petite pis serrée. Knoblauch aimerait mieux voir tous les coachs garder leur job. Mais il reconnaît aussi la réalité du sport professionnel. « Je présume qu’ils vont changer un peu leur style », a dit Knoblauch à propos de Vegas sous Tortorella. « Mais avec les joueurs qu’ils ont pis avec le temps qui reste dans la saison, je sais pas si ça va changer ben ben. »
Ce que le match de samedi va révéler, c’est si Vegas répond à leur nouveau coach avec une énergie renouvelée. Les équipes ont souvent un boost temporaire après un changement de coach. Si ce boost-là dure dépend d’une tonne de facteurs. La chimie, l’adhésion, le personnel, pis des fois juste de la chance.
Tortorella se fait payer un salaire minimal pour cette job intérimaire. Il reçoit encore de l’argent de Philadelphie sur son ancien contrat. Cette opportunité à Vegas est essentiellement une audition à faible risque pour les deux bords. Si ça marche, peut-être qu’il reste après cette saison. Sinon, les deux parties passent à autre chose sans complications majeures.
Pour les fans des Oilers, toute cette situation-là ajoute une histoire intéressante au match de samedi. Regarder comment Vegas répond à Tortorella va nous en dire long sur l’équipe pis le coach. Edmonton doit rester concentrée sur leur propre position pour les séries peu importe ce qui se passe de l’autre bord du banc.
La saison tire à sa fin maintenant. Chaque match a des implications pour les séries. Si Tortorella peut rallumer Vegas à temps pour faire une différence reste la grosse question. Roslovic est certainement pas surpris de voir son ancien coach de retour dans l’action. Personne qui connaît bien Tortorella le serait.