Le Maire Knack mène une mission commerciale d’Edmonton en Chine et au Japon

Laura Tremblay
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Le maire Andrew Knack prend la route avec une mission bien précise. Il mène une petite délégation ciblée en Chine et au Japon pour onze jours. L’objectif est simple : mettre en valeur ce qu’Edmonton fait de mieux et attirer des investissements sérieux ici, chez nous.

C’est pas un gros groupe. Knack va voyager avec seulement un membre de son personnel, le directeur municipal Eddie Robar, quelqu’un de l’aéroport international d’Edmonton, et un représentant d’Edmonton Global. C’est l’organisme régional de développement économique qui paie la facture, qui tourne entre six et huit mille piastres par personne. Ils partent samedi prochain et reviennent le 15 avril.

J’ai couvert la politique municipale assez longtemps pour savoir que ces voyages font jaser. Les contribuables veulent toujours connaître la valeur de leur argent. Mais cette mission a un objectif mesurable qui a retenu mon attention lors de ma conversation avec les fonctionnaires municipaux cette semaine.

Le PDG d’Edmonton Global, Daryn Edgar, a mis des chiffres réels sur la table. Il estime que le voyage pourrait générer jusqu’à deux milliards de dollars en investissements de capital. C’est pas des pinottes pour une ville qui travaille fort pour diversifier son économie. La projection inclut la création de trois cents à quatre cents emplois permanents, en plus de soutenir plus d’un millier de postes supplémentaires dans la construction et les secteurs connexes.

Knack a expliqué pourquoi sa présence compte au-delà du simple soutien symbolique. Les entreprises étrangères qui considèrent Edmonton veulent des réponses directes sur les processus de permis et les délais opérationnels. Elles doivent comprendre à quelle vitesse elles peuvent démarrer. Avoir à la fois le leadership politique et l’administration supérieure sur place offre cette assurance en temps réel.

Le maire a souligné quelque chose que j’entends constamment des propriétaires d’entreprises locales. Edmonton a désespérément besoin d’élargir son assiette fiscale non résidentielle. En ce moment, les propriétaires de maisons portent trop du fardeau. Attirer des investissements étrangers dans la fabrication et l’énergie propre pourrait changer cet équilibre et offrir un allègement de taxes foncières.

Sherri Bouslama est directrice des communications stratégiques et de l’image de marque pour Edmonton Global. Elle m’a dit que la présence physique du maire augmente considérablement la crédibilité de la délégation. Les investisseurs internationaux veulent voir l’engagement des plus hauts niveaux du leadership civique. Ces missions se concentrent sur les résultats économiques à long terme plutôt que sur des gains rapides.

L’itinéraire est bourré d’arrêts stratégiques. La délégation commence à Beijing, rencontrant des leaders du secteur agroalimentaire. Ensuite, direction Tianjin pour visiter une installation d’énergie propre et une usine de fabrication de pointe. Ils vont aussi se connecter avec des organisations de fret et de logistique, ce qui fait du sens vu la position d’Edmonton comme plaque tournante du transport.

Wuhan vient ensuite, où le groupe va rencontrer la Bourse d’échange d’émissions de carbone de Chine. Cet arrêt particulier s’aligne parfaitement avec l’économie croissante de l’hydrogène d’Edmonton. De là, ils s’envolent vers Tokyo pour d’autres visites d’installations de fabrication de pointe et des rencontres avec des fonctionnaires du gouvernement japonais avant de rentrer à la maison.

Le terme « fabrication de pointe » couvre un terrain important. On parle d’équipement énergétique, d’acier, de pétrochimie, d’appareils médicaux, d’électronique et de semi-conducteurs. Edmonton se classe troisième au pays pour les ventes totales de fabrication et première par habitant. Ça m’a surpris quand je l’ai appris la première fois en faisant des recherches sur notre paysage industriel local l’an passé.

Les chiffres appuient ce classement. Edmonton a généré quarante-six milliards de dollars en capital de fabrication l’année dernière. Encore plus impressionnant, environ cinquante-cinq pour cent de toute l’activité de fabrication en Alberta se passe ici même, dans les limites de la ville. Cette concentration crée un véritable levier pour courtiser l’investissement international.

Notre secteur de l’hydrogène se démarque particulièrement. J’ai écrit sur plusieurs projets d’hydrogène au cours des deux dernières années, regardant cette industrie prendre forme. Plus de trente milliards de dollars en nouvelles startups d’hydrogène sont prévus pour commencer leurs opérations d’ici 2030. Ça positionne Edmonton comme leader naturel dans la transition vers l’énergie propre.

En marchant dans les zones industrielles à l’est de la ville récemment, j’ai remarqué le boom de construction de mes propres yeux. Des grues parsèment l’horizon près du cœur industriel. De nouvelles installations sortent d’anciennes terres agricoles. Cette transformation physique rend le pitch d’Edmonton aux investisseurs internationaux plus tangible et crédible.

Le timing de cette mission semble délibéré. Les chaînes d’approvisionnement mondiales se remodèlent après les perturbations de la pandémie. Les pays et les entreprises diversifient leurs bases de fabrication. Edmonton offre la stabilité politique, des travailleurs éduqués, des terrains abordables et une infrastructure énergétique que plusieurs fabricants asiatiques trouvent attrayants.

Notre main-d’œuvre mérite d’être mentionnée ici. Edmonton a une population jeune comparée à plusieurs villes canadiennes. Plus important encore, le niveau d’éducation est élevé. Les institutions postsecondaires produisent des diplômés en ingénierie, métiers et domaines technologiques. Cette combinaison de jeunesse et d’éducation plaît aux entreprises qui planifient des opérations à long terme.

La délégation va promouvoir le pôle de croissance industrielle de la ville et l’unité de liaison avec les clients. C’est pas juste des bureaux bureaucratiques. Ils représentent l’engagement d’Edmonton à rationaliser les processus pour les nouvelles entreprises. Les compagnies détestent la paperasse. Leur montrer un système de soutien dédié élimine un obstacle important à l’investissement.

L’infrastructure de recherche figure aussi dans le pitch d’Edmonton. L’Université de l’Alberta mène des recherches de classe mondiale dans des domaines directement applicables à la fabrication et à l’énergie. Ces connexions entre le milieu académique et l’industrie créent des opportunités d’innovation qui profitent à tout le monde.

J’ai parlé avec plusieurs fabricants locaux qui ont commencé petit et ont grandi de façon spectaculaire. Ils mentionnent constamment l’environnement d’affaires collaboratif d’Edmonton. Le gouvernement, les universités et les entreprises privées se parlent vraiment ici. Cette approche d’écosystème fonctionne mieux que des efforts isolés.

L’emploi dans la construction demeure robuste à travers la région. Ça compte pour les entreprises qui considèrent des projets d’investissement majeurs. Elles ont besoin de confiance que des gens de métier qualifiés seront disponibles au besoin. Edmonton livre la marchandise sur ce front de façon constante.

Les critiques vont questionner si onze jours loin de l’hôtel de ville, ça fait du sens. Mais le développement économique demande de bâtir des relations. On peut pas forger ces connexions seulement par appels vidéo. Les rencontres face à face dans le pays de quelqu’un d’autre montrent du respect et une intention sérieuse.

Le retour sur investissement des missions commerciales prend souvent des années à se matérialiser. Une poignée de main à Tokyo ce mois-ci pourrait résulter en une annonce d’usine en 2027. Cette gratification différée rend ces voyages difficiles à évaluer immédiatement. Mais bâtir patiemment des relations donne souvent les plus gros rendements.

Edmonton Global qui couvre les coûts plutôt que les contribuables de la ville répond à une critique commune. L’organisme régional existe spécifiquement pour le développement économique. Ce voyage tombe carrément dans leur mandat et leur budget.

Je vais suivre ça de près quand la délégation va revenir. La vraie histoire va se dévoiler dans les rencontres de suivi, les visites de sites et les annonces éventuelles. Ces résultats concrets comptent plus que n’importe quelle opportunité de photo pour couper un ruban.

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