Agent de Police de Calgary Confronté à une Enquête Préliminaire pour Accusations de Meurtre lors de Fusillades Mortelles

James Dawson
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Un policier de Calgary devra répondre de ses actes devant les tribunaux en mai

Un agent de police de Calgary fera face à un jugement crucial en mai. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés pour toutes les personnes impliquées.

Le const. Craig Stothard fait face à deux accusations de meurtre au deuxième degré. Les accusations découlent d’un incident survenu en mai 2023 qui a coûté la vie à deux hommes. Cette enquête préliminaire déterminera s’il existe suffisamment de preuves pour procéder à un procès.

L’avocat de la défense Don MacLeod s’est présenté jeudi au palais de justice de Calgary. Il a fixé l’audience de deux semaines au 10 mai. MacLeod a indiqué à la juge Sheri Epp que son client souhaite un procès devant juge et jury. Ce choix nécessite le consentement de la Couronne pour être modifié.

Stothard n’était pas tenu d’assister à la brève procédure de jeudi. Il demeure en liberté sous conditions établies en juillet dernier.

Les accusations sont liées aux fusillades mortelles de Levon Wildman et Wesley Davidson. Wildman avait 39 ans. Davidson en avait 46. Les deux hommes sont décédés le 29 mai 2023, lors de ce que la police a décrit comme une poursuite à basse vitesse le long de Memorial Drive.

Je couvre les tribunaux de Calgary depuis des années maintenant. Les dossiers impliquant des agents de police accusés d’infractions criminelles demeurent extrêmement rares. Quand ça arrive, ça crée des ondes de choc dans toute notre communauté.

L’incident a commencé à Mayland Heights ce matin de printemps. Un agent de sécurité sur une propriété privée a repéré trois hommes suspects. Ils ont pris la fuite dans une camionnette cube volée. La police a indiqué que le véhicule a conduit de façon erratique en quittant les lieux. Il a heurté une barricade et un bâtiment avant que plusieurs agents commencent à le suivre.

La poursuite s’est déplacée sur Memorial Drive. Les agents ont finalement ouvert le feu sur la camionnette cube. Les deux occupants sont décédés sur les lieux.

L’équipe d’intervention en cas d’incident grave de l’Alberta (ASIRT) a enquêté sur ce qui s’est passé. L’ASIRT traite les dossiers impliquant des actions policières qui entraînent des blessures graves ou la mort. Ils ont annoncé les accusations contre Stothard le 15 juillet 2023. Il a été formellement arrêté la veille.

Stothard s’est présenté à la Cour du Banc du Roi de Calgary quelques heures avant l’annonce publique de l’ASIRT. Un juge lui a accordé une mise en liberté sous conditions. Il est libre depuis.

Le Service de police de Calgary a reconnu les accusations dans une déclaration l’été dernier. Le service a indiqué que Stothard avait été mis en congé. Ils n’ont pas précisé si ce congé était payé ou non. Cette distinction compte pour beaucoup de Calgariens qui suivent cette affaire.

Après que l’ASIRT ait complété son enquête, le dossier a été transmis au Service des poursuites pénales de l’Alberta. Les procureurs ont examiné la preuve et déterminé qu’elle respectait les normes de poursuite. Cela signifie qu’ils croient qu’il existe une probabilité raisonnable de condamnation. Cela signifie également qu’ils considèrent la poursuite dans l’intérêt public.

Les enquêtes préliminaires servent un objectif précis dans notre système de justice. Ce ne sont pas des procès. Un juge examine s’il existe suffisamment de preuves pour justifier un procès complet. La Couronne présente sa cause. La défense peut contre-interroger les témoins. L’accusé n’a pas à présenter de défense à cette étape.

Ces procédures se déroulent à huis clos partiel. Des ordonnances de non-publication empêchent généralement les médias de rapporter les preuves spécifiques entendues lors des enquêtes préliminaires. Le raisonnement est simple. Les jurés potentiels ne devraient pas être exposés aux preuves avant le procès. Ça pourrait compromettre leur capacité à demeurer impartiaux.

Le choix de MacLeod pour un procès devant juge et jury reflète une pensée stratégique. Beaucoup d’avocats de la défense préfèrent les jurys dans les cas graves. Les jurys représentent les normes communautaires. Ils apportent des perspectives diverses à des décisions difficiles. Douze citoyens doivent être d’accord à l’unanimité pour une condamnation.

Les accusations de meurtre au deuxième degré ont des implications sérieuses. Contrairement au meurtre au premier degré, le deuxième degré ne nécessite pas de préméditation. Mais il exige quand même une intention de tuer ou un mépris inconsidéré pour la vie humaine. Une condamnation entraîne automatiquement une sentence à vie avec admissibilité à la libération conditionnelle entre 10 et 25 ans.

Les dossiers d’usage de la force par la police présentent des défis uniques. Les agents reçoivent une formation sur les circonstances où la force mortelle est justifiée. Ils sont légalement autorisés à utiliser la force dans des circonstances où les civils ne le sont pas. Mais cette autorité a des limites. Ce sont ces limites que les tribunaux doivent examiner.

J’ai marché sur Memorial Drive d’innombrables fois. C’est un corridor est-ouest majeur dans notre ville. Imaginer cette poursuite se dérouler là rend l’incident très concret. Des Calgariens ordinaires étaient à proximité quand c’est arrivé. Ils ont été témoins de quelque chose que personne ne s’attend à voir.

Les familles de Wildman et Davidson attendent des réponses depuis près de trois ans. C’est une éternité quand on a perdu quelqu’un. Les processus judiciaires avancent lentement. Chaque étape procédurale est importante pour s’assurer que la justice est bien rendue.

La famille et les collègues de Stothard font aussi face à l’incertitude. Être accusé n’est pas la même chose qu’être condamné. La présomption d’innocence demeure fondamentale dans notre système de justice. Mais le poids de ces allégations affecte tous ceux qui sont liés à cet agent.

Les policiers de Calgary répondent quotidiennement à des situations difficiles. La plupart des interactions se terminent sans incident. Mais des cas comme celui-ci nous rappellent pourquoi des mécanismes de surveillance robustes existent. L’ASIRT fournit une enquête indépendante lorsque des actions policières entraînent la mort ou des préjudices graves. Cette indépendance aide à maintenir la confiance du public.

L’enquête préliminaire s’étendra sur deux semaines. C’est un temps considérable pour ce type de procédure. Ça suggère que la Couronne a des preuves considérables à présenter. Des témoins témoigneront. Des documents seront déposés. Le juge examinera soigneusement tout ce qui sera présenté.

Peu importe ce qui se passera en mai, ça façonnera la suite. Si le juge trouve qu’il y a suffisamment de preuves, Stothard fera face à un procès. Sinon, les accusations pourraient être rejetées. L’un ou l’autre résultat aura des répercussions dans le système de justice de Calgary et la communauté en général.

Ce dossier teste nos institutions. Il examine les limites de l’autorité policière. Il pose des questions difficiles sur la responsabilité et la sécurité publique. Les réponses comptent énormément pour la façon dont les Calgariens perçoivent leur service de police.

Mai apportera de la clarté aux questions procédurales. Mais les questions plus profondes sur ce qui s’est passé sur Memorial Drive ce jour-là pourraient prendre beaucoup plus de temps à résoudre. La justice exige de la patience, même quand l’attente semble insupportable.


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