Tragédie Aérienne à Montréal : Un Crash d’Air Canada à LaGuardia Tue Deux Pilotes

Amélie Leclerc
10 Min Read

J’étais assis dans mon appartement à Montréal dimanche soir quand la nouvelle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Un vol d’Air Canada Express en provenance de notre ville s’était écrasé à l’aéroport LaGuardia. Mon cœur s’est serré immédiatement.

Le vol transportait 72 passagers et quatre membres d’équipage. Il avait décollé de l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau pour ce qui aurait dû être un trajet de routine vers New York. Au lieu de ça, ça s’est terminé en tragédie dévastatrice.

Deux pilotes ont perdu la vie. Des dizaines de passagers ont été blessés. Toute la communauté aéronautique est sous le choc.

Air Canada a confirmé que l’appareil était opéré par Jazz Aviation. Le jet régional, un Bombardier CRJ900, est entré en collision avec un camion de pompiers après avoir atterri sur la piste. L’impact a complètement détruit le cockpit.

Kathryn Garcia de l’Autorité portuaire de New York et du New Jersey a expliqué ce qui s’est passé. Le camion de pompiers répondait à une urgence distincte impliquant un vol de United Airlines. Cet appareil avait signalé une odeur suspecte au décollage.

Certains agents de bord dans cet avion se sont sentis mal. Les contrôleurs mobilisaient l’équipement pour aider à évacuer les passagers si nécessaire. Dans le chaos, la coordination s’est effondrée.

Les enregistrements du contrôle aérien racontent une histoire glaçante. Un contrôleur a donné l’autorisation au camion de pompiers de traverser la piste. Un autre contrôleur avait déjà autorisé le vol d’Air Canada à atterrir. Les véhicules n’auraient jamais dû se trouver là ensemble.

« Arrêtez, Truck 1. Arrêtez », ordonne une voix avec urgence dans l’enregistrement. Mais c’était trop tard.

L’analyste en aviation Phyl Durdey s’est entretenu avec CTV News sur ce qui s’est probablement passé. L’appareil communiquait sur une fréquence avec la tour. Le véhicule d’urgence était sur une fréquence différente avec le contrôle au sol.

« C’était vraiment une mauvaise tragédie, et c’est une grosse erreur humaine », a déclaré Durdey franchement.

Elle a expliqué que les contrôleurs gérant l’appareil et le camion de pompiers auraient dû communiquer entre eux. Cette coordination prévient exactement ce type d’accident. Au moment où les pilotes ont vu le camion, s’arrêter était impossible.

Le passager Jack Cabot a décrit le moment de l’impact à CNN. Il a senti l’avion « heurter immédiatement quelque chose » après avoir touché le sol. Le chaos a éclaté instantanément.

« Tout le monde était recroquevillé et tout le monde criait », se souvient Cabot. Le cockpit était détruit, donc aucune instruction ne venait des pilotes. Les passagers ont pris les choses en main eux-mêmes.

Quelqu’un a suggéré de se précipiter vers la sortie de secours. Ils ont ouvert la porte et ont sauté. Cette réaction rapide a probablement sauvé des vies.

Le New York Post a rapporté quelque chose d’extraordinaire. Une agente de bord a survécu après avoir été éjectée par l’avant de l’appareil. Elle est restée attachée à son siège durant l’écrasement violent. La police de l’Autorité portuaire l’a secourue et l’a transportée d’urgence à l’hôpital.

Au total, 41 personnes ont été transportées dans deux hôpitaux du Queens. Lundi matin, neuf demeuraient sous soins. Certains faisaient face à des blessures graves.

Le nez de l’appareil pointait vers le ciel sur les photos de la scène. Le cockpit était arraché jusqu’à la première fenêtre passager. Des fils et des commandes de vol pendaient en enchevêtrements déchiquetés. Des véhicules d’urgence rouges entouraient l’épave sous des projecteurs portatifs.

La réaction de Montréal est venue rapidement. Le premier ministre du Québec François Legault s’est exprimé sur les réseaux sociaux en exprimant une profonde tristesse. « Mes pensées accompagnent les familles du pilote et du copilote décédés », a-t-il écrit.

La mairesse de Montréal Soraya Martinez Ferrada a également partagé ses condoléances. Elle a souligné que les autorités américaines et canadiennes surveillaient la situation de près.

Le premier ministre Mark Carney a qualifié l’écrasement de « profondément attristant ». Il a confirmé que les autorités canadiennes travaillaient avec leurs homologues américains. « Mes pensées accompagnent les victimes, leurs familles et tous ceux qui sont touchés », a déclaré Carney.

La ministre des Affaires étrangères Anita Anand a confirmé que des agents consulaires avaient contacté les autorités locales. Ils fournissent de l’assistance aux passagers. Une équipe supplémentaire s’est rendue à New York.

Air Canada a mis sur pied une ligne d’assistance pour les familles au 1-800-961-7099. La compagnie aérienne a exprimé une profonde tristesse d’avoir perdu deux employés de Jazz. Ils collaborent pleinement avec les enquêteurs.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a dépêché des enquêteurs à New York. Ils appuient le National Transportation Safety Board américain dans l’enquête. Le seul objectif du BST est de faire progresser la sécurité des transports, pas d’attribuer le blâme.

L’analyste en aviation John Cox a décrit le processus d’enquête. Les enquêteurs examineront minutieusement les bandes du contrôle aérien. Ils analyseront l’enregistreur de données de vol et l’enregistreur vocal du cockpit. Ils interrogeront le chauffeur du camion de pompiers et l’équipage.

« C’est un processus très méthodique pour comprendre comment cette collision s’est produite », a expliqué Cox.

LaGuardia est demeuré fermé jusqu’à au moins 14h lundi. Tous les vols entre Montréal et LaGuardia ont été annulés durant cette période. L’aéroport international Pearson de Toronto a rapporté 26 vols annulés en raison de la fermeture.

L’aéroport gère habituellement environ 45 vols quotidiens entre Pearson et LaGuardia. LaGuardia se classait au 19e rang des aéroports américains les plus achalandés en 2024. Plus de 16,7 millions de passagers y ont embarqué.

Les enregistrements du contrôle aérien ont capté un échange déchirant après l’écrasement. Un employé a tenté d’en consoler un autre. « C’était pas beau à voir », a dit quelqu’un.

« Je sais. J’ai essayé d’intervenir », est venue la réponse. « On gérait une urgence plus tôt. »

« T’as fait de ton mieux », a répondu la première voix.

L’Air Line Pilots Association a qualifié la perte de « tragédie profonde ». Le capitaine Jason Ambrosi, président de l’association, a parlé au nom d’innombrables collègues. « Ces pilotes ont consacré leur carrière au transport sécuritaire des passagers », a-t-il dit.

Le maire de New York Zohran Mamdani a remercié les premiers répondants pour leurs actions rapides. Il leur a attribué le mérite d’avoir sauvé des vies. Le ministre des Transports Steven MacKinnon a souligné que la sécurité aérienne demeure la plus haute priorité du Canada.

Le Bombardier CRJ900 est un jet régional conçu pour les trajets courts à moyens. Il transporte entre 50 et 100 passagers. L’appareil à fuselage étroit comporte deux moteurs montés à l’arrière. Sa queue distinctive en forme de T le rend reconnaissable.

Alors que j’écris ceci, la communauté aéronautique de Montréal est en deuil. Deux professionnels qualifiés sont morts en faisant un travail qu’ils aimaient. Des dizaines de passagers ont subi des traumatismes et des blessures. Des familles font face à un chagrin inimaginable.

Cette tragédie touche tous ceux qui volent régulièrement entre Montréal et New York. Cette route relie nos villes quotidiennement. On fait confiance aux pilotes, contrôleurs et équipes au sol avec nos vies.

Quelque chose a terriblement mal tourné dimanche soir. Plusieurs systèmes ont défailli simultanément. La communication s’est effondrée au pire moment possible. L’enquête déterminera exactement ce qui s’est passé.

Pour l’instant, Montréal pleure aux côtés des familles de ces deux pilotes. On attend des réponses. On espère que les blessés se rétablissent complètement. On se rappelle que la sécurité aérienne dépend de milliers de personnes qui font leur travail parfaitement.

Une seule erreur peut tout coûter.

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