Les résidents d’Edmonton invités à façonner la sécurité routière et plus

Laura Tremblay
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Vivre à Edmonton

Vivre à Edmonton, c’est avoir voix au chapitre dans la façon dont notre ville évolue et se transforme. Cette semaine offre de nouvelles occasions aux résidents de la région métropolitaine de façonner tout, de la sécurité routière aux politiques de logement.

Le projet Vision Zero Street Labs de la ville vient d’ouvrir des sessions de consultation pour sept quartiers. Les résidents ont jusqu’au 31 mars pour signaler les points problématiques sur des cartes interactives. Je suis ce programme depuis son lancement en 2021, et la transformation me semble importante.

Les premiers Street Labs sont nés d’efforts communautaires de la base. Des quartiers comme Rosenthal et Westmount ont pris les devants. Avonmore et Balwin ont suivi de près. Chaque secteur a abordé les préoccupations liées à la circulation à sa manière.

Maintenant, la ville gère le tout avec un processus standardisé en cinq étapes. Certains vont peut-être s’ennuyer de cet esprit communautaire. Mais l’approche rationalisée promet une cohérence entre les quartiers.

La ronde actuelle inclut des secteurs de l’est comme Abbottsfield et Rundle Heights. Terrace Heights s’y joint. Les communautés du sud, Lendrum Place et Argyll, ont leur tour aussi. Casselman et McLeod, dans le nord d’Edmonton, complètent la liste.

Les résidents peuvent signaler les intersections où la visibilité devient dangereusement faible. Les rues où les automobilistes traitent les limites de vitesse comme de simples suggestions. Les traversées où les cyclistes retiennent leur souffle. La ville veut savoir où les gens se sentent en insécurité.

Les solutions d’apaisement de la circulation pourraient inclure des avancées de trottoir qui rétrécissent les routes aux intersections. Des terre-pleins centraux qui empêchent les virages risqués. Des dos d’âne qui forcent les conducteurs à ralentir. Des traversées en deux temps qui donnent un répit aux piétons.

J’ai vu les avancées de trottoir faire des merveilles dans les quartiers qui ont participé aux phases pilotes des Street Labs. Elles réduisent les distances de traverse et rendent les piétons plus visibles. Les automobilistes ralentissent naturellement.

L’échéancier s’étire plus longtemps que la plupart des gens ne s’y attendent. L’installation n’aura pas lieu avant 2027. Les projets municipaux avancent lentement, surtout ceux qui touchent les infrastructures. Mais les résidents qui investissent leur temps maintenant verront éventuellement des changements concrets.

Au-delà de la sécurité routière, les occasions abondent dans la région métropolitaine ce mois-ci. Le conseil consultatif du Edmonton Transit Service a organisé quelque chose que je trouve particulièrement significatif. Ils tiennent une assemblée publique le 21 mars avec l’Edmonton Association of the Deaf. Le comité consultatif sur l’accessibilité de la ville se joint à eux. Les améliorations à l’accessibilité du transport en commun sont à l’ordre du jour.

Le transport en commun devrait fonctionner pour tout le monde. Entendre directement les membres de la communauté sourde garantit que leurs besoins ne soient pas négligés. Ces conversations comptent énormément.

St. Albert a lancé un sondage sur le logement qui se déroule jusqu’au 27 mars. La ville planifie des mises à jour de son règlement d’utilisation du sol. Elle veut diversifier les options de logement au-delà des maisons unifamiliales. Les villes en croissance ont besoin de variété dans leur parc de logements. Les jeunes professionnels ont besoin d’espaces différents des retraités. Les familles veulent des caractéristiques différentes des étudiants.

Je couvre les défis du logement dans la région depuis des années. Les pénuries d’approvisionnement font monter les prix. Les restrictions de zonage limitent ce que les promoteurs peuvent construire. Les communautés résistent à la densification. Trouver l’équilibre nécessite d’écouter les résidents.

Gibbons fait face peut-être à la décision la plus dramatique de toutes les municipalités régionales en ce moment. La ville a lancé un examen de viabilité qui pourrait mener à sa dissolution. Les résidents ont jusqu’au 25 mars pour donner leur avis. Une réunion spéciale du conseil sur le budget a lieu le 23 mars.

Les petites villes ont du mal avec la viabilité financière alors que les populations changent. Les coûts d’infrastructure ne diminuent pas simplement parce que moins de gens vivent quelque part. Les résidents de Gibbons méritent d’avoir leur mot à dire sur l’avenir de leur communauté.

Le comté de Leduc et la ville de Leduc ont tous deux ouvert des sondages de satisfaction citoyenne. Celui du comté de Leduc se poursuit jusqu’au 27 mars. Le sondage de la ville aborde la planification budgétaire et la satisfaction, et se termine le 31 mars. Ces bilans annuels donnent aux municipalités des commentaires précieux.

Fort Saskatchewan a lancé des consultations sur un nouveau règlement d’utilisation du sol. La collecte d’avis se poursuit jusqu’au 10 avril. Des assemblées publiques ont lieu les 20, 23, 25 et 30 mars, plus le 1er avril. Ça fait cinq chances pour les résidents de poser des questions et partager leurs préoccupations.

Les règlements d’utilisation du sol façonnent les communautés pour des décennies. Ils déterminent où les entreprises peuvent opérer. Quels types de maisons sont construites. Comment les quartiers développent leur caractère. Rater ces conversations, c’est rater son influence sur son environnement.

La GRC de Devon a publié un sondage sur les priorités policières qui se poursuit jusqu’au 29 mars. Les forces de l’ordre fonctionnent mieux quand elles reflètent les valeurs de la communauté. Les zones rurales font face à des défis de sécurité différents des centres urbains.

Plusieurs audiences publiques parsèment aussi le calendrier. Leduc en tient une le 23 mars concernant le rezonage de terrains à des fins résidentielles et récréatives. Le comté de Sturgeon aborde la fermeture d’une section du chemin de rang 222 le 24 mars. Le comté de Parkland s’attaque à deux questions le même jour.

Les audiences publiques suivent des procédures formelles. C’est votre chance officielle d’appuyer ou de vous opposer à des propositions spécifiques. Les procès-verbaux sont enregistrés. Les membres du conseil doivent considérer ce qu’ils entendent.

Les assemblées publiques sur le renouvellement des terrains de jeu d’Edmonton se poursuivent le 26 mars avec une activité portes ouvertes au parc Weinlos. Les terrains de jeu comptent plus que les gens ne le réalisent parfois. C’est là que les enfants développent leurs habiletés sociales. Où les parents se connectent avec leurs voisins. Des lieux de rassemblement communautaire déguisés en balançoires et glissades.

J’ai assisté à suffisamment de ces sessions pour reconnaître des tendances. Les résidents veulent de l’équipement sécuritaire, évidemment. Mais ils veulent aussi des structures d’ombrage. Des sièges pour les accompagnateurs. Des installations accessibles pour les enfants handicapés. Des fontaines. Des détails de conception réfléchis.

Le service des services familiaux et communautaires du comté de Strathcona organise une séance d’information le 23 mars sur le développement d’une fondation communautaire. Ces fondations financent des projets locaux par le biais de dotations et de dons. Elles soutiennent tout, des programmes jeunesse aux services pour aînés.

Le nombre considérable d’occasions de participation ce mois-ci peut sembler accablant. Vous ne pouvez pas assister à tout. Choisissez les enjeux qui affectent directement votre vie quotidienne. Concentrez-vous sur les décisions qui comptent le plus pour votre famille.

La sécurité routière touche tous ceux qui marchent, font du vélo ou conduisent. La politique du logement façonne l’abordabilité et le caractère des quartiers. Les budgets municipaux déterminent les niveaux de service et les taux d’imposition. Même les petites voix créent collectivement du changement.

La démocratie fonctionne mieux quand les gens participent. Pas seulement durant les élections, mais tout au long de l’année. Ces consultations donnent aux gens ordinaires une influence sur les décisions techniques. Les urbanistes et les membres du conseil considèrent vraiment les commentaires.

J’ai vu des résidents engagés modifier les politiques municipales de nombreuses fois. Leur persistance compte. Leurs connaissances locales comptent. Leur expérience vécue compte.

Notez au calendrier les enjeux qui vous tiennent à cœur. Visitez les sites web des projets. Remplissez des sondages pendant vos pauses-dîner. Assistez aux assemblées publiques en soirée. Envoyez des courriels si vous ne pouvez pas assister aux réunions.

Notre région évolue et change constamment. De nouveaux développements transforment les horizons. Les modèles de circulation évoluent. Les données démographiques changent. Les gens qui se présentent guident ces transformations.

Vos voisins donnent leur avis. Votre voix mérite d’être entendue aussi.


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