L’équipe Einarson se qualifie pour les demi-finales mondiales de curling à Calgary

James Dawson
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L’équipe d’Einarson se qualifie directement pour les demi-finales

Kerri Einarson et son équipe viennent de prouver qu’elles méritent leur place parmi l’élite du curling. Leur victoire de 6-5 contre le Japon vendredi leur a assuré une place en demi-finale du championnat du monde féminin de curling. La victoire s’est déroulée ici même au Centre d’événements WinSport, où l’ambiance était électrique.

Le Canada a terminé la ronde préliminaire avec une fiche impressionnante de 10-2. Seule la Suisse a fait mieux avec 11-1. Les deux équipes ont gagné le luxe de sauter les matchs éliminatoires de samedi. Elles affronteront plutôt leurs adversaires en demi-finale directement samedi soir.

Le Japon, la Suède, la Turquie et la Corée du Sud devront se battre plus tôt samedi. Les gagnantes rejoindront le Canada et la Suisse dans le carré d’as. Les matchs pour les médailles suivront dimanche.

J’ai couvert suffisamment de tournois de curling dans cette ville pour reconnaître quand une équipe trouve son rythme. La formation d’Einarson a livré exactement ce genre de performance contre l’équipe japonaise expérimentée de Satsuki Fujisawa. Fujisawa a décroché l’argent olympique en 2022, donc ce n’était pas une partie facile.

La formation manitobaine du Club de curling de Gimli a fait preuve d’une précision remarquable. La troisième joueuse Val Sweeting a affiché un pourcentage de lancer époustouflant de 99 pour cent. La deuxième Shannon Birchard a atteint 93 pour cent. La première joueuse Karlee Burgess est arrivée à 97 pour cent.

Ces chiffres ne racontent qu’une partie de l’histoire. Einarson a exécuté plusieurs coups de poids élevé qui ont produit des bouts à points multiples. Son dernier lancer au huitième bout a démontré des nerfs d’acier. Elle a réussi un passage serré pour un double retrait qui a marqué deux points. Ça a donné au Canada une avance confortable de 6-3.

Le triple retrait de la capitaine au sixième bout a aussi marqué deux points. Son double coup large au troisième bout a limité le Japon à un seul point. Les bons appels de ligne de la vice-capitaine Sweeting ont aidé tout au long. Le balayage des joueuses de l’avant a fait des différences cruciales sur plusieurs lancers.

« On a vraiment monté d’un cran cette partie, » a dit Einarson aux journalistes après le match. « On savait qu’on devait le faire. Le Japon est une équipe formidable. »

Elle a fait l’éloge de la performance de toute son équipe. « De la première joueuse à la capitaine, on a vraiment bien joué et on a mis beaucoup de pression sur elles. Très bon placement des pierres. »

L’équipe n’a pas atteint la perfection. Quelques pierres ont glissé plus loin que prévu. Mais elles ont évité les ratés complets. « On a tiré quelque chose de chaque lancer et je pense que c’est la clé, » a noté Einarson.

Le Canada a rebondi en force après une défaite en bout supplémentaire contre la Norvège la veille au soir. Elles ont écrasé l’Australie 11-2 lors de la session de vendredi après-midi. Ce genre de résilience compte pendant les calendriers de tournoi exigeants.

La foule locale au Centre d’événements WinSport a apporté une énergie incroyable. Une salle comble a rugit tout au long du match contre le Japon. « C’est tellement bruyant, » a dit Einarson avec une appréciation évidente. « J’adore ça. »

Je me souviens d’avoir couvert son premier championnat du monde dans ce même édifice en 2021. Les restrictions liées à la COVID-19 signifiaient qu’aucun partisan n’était présent. L’aréna vide semblait creux et étrange. Quelle différence l’ambiance fait pour les athlètes qui performent à ce niveau.

Einarson et ses coéquipières visent leur première couronne mondiale de curling féminin. Rachel Homan a remporté des titres consécutifs pour le Canada en 2024 et 2025. Cette série a établi des attentes élevées pour quiconque porte la feuille d’érable.

La performance de 99 pour cent de Val Sweeting a marqué un sommet du tournoi à la position de troisième joueuse. Son homologue japonaise Tori Koana n’a réussi que 75 pour cent. Sweeting a connu trois matchs sous les 80 pour cent plus tôt dans le tournoi. Elle a persévéré malgré ces passages difficiles.

« Je me sentais proche toute la semaine et je ne les réussissais tout simplement pas toujours, » a expliqué Sweeting. « Mais je pense qu’on a fait du bon travail pour les comprendre et bien les gérer. »

Elle a insisté sur le fait de rester concentrée sur les fondamentaux. « J’ai juste essayé de continuer à les lancer proche. C’était agréable d’obtenir ces résultats et de réussir ces lancers quand l’équipe en avait besoin. »

La qualification directe en demi-finale offre un temps de récupération précieux. L’équipe d’Einarson a joué huit matchs en quatre jours. Ça incluait trois jours consécutifs de « splits » avec des tirages matin et soir. Le tribut physique et mental s’accumule rapidement.

« C’est un soulagement. Ça fait vraiment du bien en fait, » a admis Einarson. « C’est encore comme une mort subite et on a encore du boulot à faire. On est définitivement excitées et prêtes pour ça. »

Le Canada affrontera l’équipe qui sortira victorieuse du match éliminatoire Japon-Turquie de samedi. Le Japon a terminé la ronde préliminaire à 9-3. La Turquie a affiché une fiche de 7-5 dans ce qui représente un accomplissement historique pour leur programme.

Dilşat Yıldız a mené la Turquie à sa toute première qualification en séries éliminatoires au championnat du monde féminin. C’est sa cinquième participation à cet événement. Cette percée après des années d’efforts mérite d’être reconnue peu importe ce qui arrive ensuite.

La Suisse attend la gagnante entre la Suède et la Corée du Sud. La Corée du Sud a terminé à 8-4 durant la ronde préliminaire.

Einarson, Sweeting et Birchard ont remporté des médailles de bronze aux championnats du monde 2022 et 2023. Elles jouaient alors aux côtés de la première joueuse Briane Harris. Les deux années, elles se sont classées troisièmes en ronde préliminaire. Ça signifiait prendre des chemins plus longs pour atteindre les demi-finales.

Cette année semble différente. La qualification directe en demi-finale procure à la fois du repos et de l’élan.

L’équipe a remporté son premier championnat canadien en 2020. Mais la pandémie a annulé le championnat du monde de cette année-là. Cette déception a persisté pendant des années. Maintenant, elles sont positionnées pour enfin viser le titre qui leur a échappé.

Les amateurs de curling de Calgary comprennent ce qui est en jeu. Cette ville vit et respire ce sport chaque hiver. La foule au Centre d’événements WinSport apportera encore une énergie incroyable samedi soir.

J’ai observé la carrière d’Einarson se développer au fil de plusieurs années à couvrir ce secteur. L’évolution de son équipe démontre dévouement et résilience. Elles ont connu des chagrins et des quasi-réussites. Mais elles continuent de s’améliorer et de s’ajuster.

La demi-finale de samedi représente une autre opportunité. Juste un match les sépare de la ronde des médailles de dimanche. Deux victoires les séparent de l’or.

L’équipe japonaise se sent probablement motivée pour une revanche. La Turquie apporterait une énergie d’outsider. Chaque adversaire présente des défis sérieux.

Mais le Canada semble prêt. Leur précision contre le Japon a démontré du curling de calibre éliminatoire. Le pourcentage de lancer de Sweeting a montré qu’elles peuvent atteindre leur sommet quand ça compte le plus.

Dimanche semble encore loin. Beaucoup de choses peuvent arriver d’ici ces matchs pour les médailles. Mais le Canada s’est positionné exactement là où il voulait être.


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