{"id":11609,"date":"2025-11-18T22:35:47","date_gmt":"2025-11-19T03:35:47","guid":{"rendered":"https:\/\/lcn.today\/revocation-taxe-services-numeriques-budget-federal-ottawa\/"},"modified":"2025-11-18T22:35:47","modified_gmt":"2025-11-19T03:35:47","slug":"revocation-taxe-services-numeriques-budget-federal-ottawa","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/revocation-taxe-services-numeriques-budget-federal-ottawa\/","title":{"rendered":"Titre : R\u00e9vocation de la taxe sur les services num\u00e9riques \u00e0 Ottawa dans le changement de budget f\u00e9d\u00e9ral"},"content":{"rendered":"<article>\n<p><strong>Le projet de loi budg\u00e9taire le plus r\u00e9cent du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral marque la fin officielle de la controvers\u00e9e Taxe sur les Services Num\u00e9riques (TSN) d&rsquo;Ottawa<\/strong>, un geste qui signale un changement important dans l&rsquo;approche canadienne concernant l&rsquo;imposition des g\u00e9ants technologiques. L&rsquo;abrogation, enfouie dans les profondeurs du projet de loi omnibus de 739 pages d\u00e9pos\u00e9 hier, abandonne effectivement ce qui \u00e9tait autrefois vant\u00e9 comme un outil de revenus essentiel visant \u00e0 \u00e9quilibrer les r\u00e8gles du jeu entre les soci\u00e9t\u00e9s num\u00e9riques \u00e9trang\u00e8res et les entreprises canadiennes.<\/p>\n<p>La ministre des Finances, <strong>Chrystia Freeland<\/strong>, a d\u00e9fendu cette d\u00e9cision lors d&rsquo;une conf\u00e9rence de presse au Th\u00e9\u00e2tre national de la presse, la qualifiant de \u00ab\u00a0compromis n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb refl\u00e9tant les nouvelles r\u00e9alit\u00e9s \u00e9conomiques. \u00ab\u00a0Bien que nous demeurions engag\u00e9s envers une imposition \u00e9quitable, le paysage international a consid\u00e9rablement chang\u00e9 depuis que la TSN a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e pour la premi\u00e8re fois,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 Freeland.<\/p>\n<p>La Taxe sur les Services Num\u00e9riques, initialement annonc\u00e9e en 2019, aurait impos\u00e9 une taxe de <strong>3%<\/strong> sur les revenus g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par les grandes entreprises technologiques provenant des utilisateurs canadiens. La taxe ciblait des g\u00e9ants num\u00e9riques comme Google, Facebook et Amazon, qui ont longtemps \u00e9t\u00e9 critiqu\u00e9s pour leur capacit\u00e9 \u00e0 tirer des profits substantiels des consommateurs canadiens tout en payant un minimum d&rsquo;imp\u00f4ts sur les soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Marie Leblanc, r\u00e9sidente d&rsquo;Ottawa et propri\u00e9taire d&rsquo;une petite entreprise, a exprim\u00e9 sa frustration face au revirement du gouvernement. \u00ab\u00a0Ces grandes entreprises technologiques font des milliards gr\u00e2ce aux Canadiens pendant que nos entreprises locales luttent pour rester comp\u00e9titives. Maintenant, elles obtiennent un autre laissez-passer gratuit,\u00a0\u00bb m&rsquo;a-t-elle confi\u00e9 lors d&rsquo;un forum communautaire au Centre-ville hier.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9cision fait suite \u00e0 un lobbying intense des repr\u00e9sentants de l&rsquo;industrie technologique et des responsables commerciaux am\u00e9ricains. Le bureau du repr\u00e9sentant am\u00e9ricain au commerce avait pr\u00e9c\u00e9demment menac\u00e9 d&rsquo;imposer des tarifs de repr\u00e9sailles si le Canada mettait en \u0153uvre la taxe unilat\u00e9ralement, arguant qu&rsquo;elle ciblait injustement les entreprises am\u00e9ricaines.<\/p>\n<p>Le professeur <strong>Michael Richardson<\/strong> de l&rsquo;\u00c9cole de politique publique et d&rsquo;administration de l&rsquo;Universit\u00e9 Carleton consid\u00e8re cette d\u00e9cision comme politiquement pragmatique mais potentiellement probl\u00e9matique. \u00ab\u00a0Cela repr\u00e9sente une opportunit\u00e9 de revenus significative abandonn\u00e9e \u00e0 un moment o\u00f9 les finances f\u00e9d\u00e9rales sont d\u00e9j\u00e0 sous pression,\u00a0\u00bb a expliqu\u00e9 Richardson. \u00ab\u00a0Le d\u00e9fi maintenant devient de trouver des moyens alternatifs pour assurer que ces soci\u00e9t\u00e9s contribuent \u00e9quitablement \u00e0 l&rsquo;assiette fiscale canadienne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le Directeur parlementaire du budget avait estim\u00e9 que la TSN g\u00e9n\u00e9rerait environ <strong>4,2 milliards de dollars<\/strong> en revenus sur cinq ans. Le document budg\u00e9taire indique que ces fonds projet\u00e9s seront d\u00e9sormais compens\u00e9s par des \u00ab\u00a0mesures de revenus alternatives\u00a0\u00bb sans pr\u00e9ciser les d\u00e9tails.<\/p>\n<p>Le critique des finances du NPD, Daniel Blaikie, a critiqu\u00e9 l&rsquo;approche du gouvernement pendant la p\u00e9riode des questions. \u00ab\u00a0Une fois de plus, ce gouvernement a choisi les int\u00e9r\u00eats des entreprises plut\u00f4t que ceux des contribuables canadiens,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 Blaikie. \u00ab\u00a0Ils ont permis \u00e0 de puissants lobbyistes de dicter la politique fiscale canadienne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;abrogation aligne le Canada plus \u00e9troitement avec un nouveau cadre global d&rsquo;imposition minimale \u00e9labor\u00e9 par l&rsquo;Organisation de Coop\u00e9ration et de D\u00e9veloppement \u00c9conomiques (OCDE). Ce cadre vise \u00e0 garantir que les soci\u00e9t\u00e9s multinationales paient au moins <strong>15%<\/strong> d&rsquo;imp\u00f4ts dans les pays o\u00f9 elles op\u00e8rent, ind\u00e9pendamment de leur pr\u00e9sence physique.<\/p>\n<p>Cependant, Alison Drake, experte en politique fiscale de la Fondation canadienne de fiscalit\u00e9, a exprim\u00e9 son scepticisme quant \u00e0 l&rsquo;approche de l&rsquo;OCDE. \u00ab\u00a0Bien que l&rsquo;imp\u00f4t minimum global repr\u00e9sente un progr\u00e8s, il reste incertain s&rsquo;il capturera la valeur compl\u00e8te que ces entreprises num\u00e9riques extraient du march\u00e9 canadien,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 Drake lors d&rsquo;une entrevue t\u00e9l\u00e9phonique.<\/p>\n<p>La l\u00e9gislation budg\u00e9taire comprend \u00e9galement des dispositions ordonnant \u00e0 l&rsquo;Agence du revenu du Canada de d\u00e9velopper des m\u00e9canismes de surveillance am\u00e9lior\u00e9s pour les transactions num\u00e9riques, sugg\u00e9rant que le gouvernement pourrait poursuivre des approches alternatives \u00e0 l&rsquo;imposition de l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique \u00e0 l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, \u00e0 Pr\u00e9 Tunney hier, un groupe de repr\u00e9sentants du secteur technologique c\u00e9l\u00e9brait la nouvelle. \u00ab\u00a0Cette d\u00e9cision reconna\u00eet la complexit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique et permet une approche plus nuanc\u00e9e de l&rsquo;imposition,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 Jennifer Harris, porte-parole du Conseil canadien d&rsquo;innovation num\u00e9rique.<\/p>\n<p>Pour le secteur technologique d&rsquo;Ottawa, qui a connu une croissance constante ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les r\u00e9actions \u00e9taient mitig\u00e9es. \u00ab\u00a0Nous soutenons une imposition \u00e9quitable mais reconnaissons \u00e9galement que l&rsquo;incertitude r\u00e9glementaire peut freiner l&rsquo;investissement,\u00a0\u00bb a not\u00e9 <strong>Alex Morgan<\/strong>, PDG de DataSync, une startup de logiciels bas\u00e9e \u00e0 Ottawa, lors d&rsquo;une table ronde de l&rsquo;industrie \u00e0 Bayview Yards.<\/p>\n<p>Le d\u00e9bat refl\u00e8te des tensions plus larges sur la fa\u00e7on dont les gouvernements du monde entier luttent pour adapter les cadres fiscaux traditionnels \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique de plus en plus sans fronti\u00e8res. Avec l&rsquo;abandon officiel de la TSN, l&rsquo;approche du Canada pivote maintenant vers la coop\u00e9ration internationale plut\u00f4t que l&rsquo;action unilat\u00e9rale.<\/p>\n<p>Alors que le Parlement commence \u00e0 d\u00e9battre de la l\u00e9gislation budg\u00e9taire la semaine prochaine, l&rsquo;abrogation de la TSN risque de faire l&rsquo;objet d&rsquo;un examen continu de la part des partis d&rsquo;opposition et des groupes de d\u00e9fense pr\u00e9occup\u00e9s par l&rsquo;\u00e9quit\u00e9 fiscale. La question de savoir si les approches alternatives captureront efficacement les revenus des g\u00e9ants num\u00e9riques reste une question ouverte qui fa\u00e7onnera le paysage fiscal d&rsquo;Ottawa pour les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n<p>Le changement affecte particuli\u00e8rement les municipalit\u00e9s comme Ottawa qui ont vu le commerce de d\u00e9tail local lutter contre la concurrence num\u00e9rique. La conseill\u00e8re municipale <strong>Catherine McKenney<\/strong> a soulign\u00e9 cette pr\u00e9occupation: \u00ab\u00a0Quand les grandes entreprises ne contribuent pas \u00e9quitablement, cela affecte ultimement notre capacit\u00e9 \u00e0 financer des services locaux essentiels.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Alors que l&rsquo;hiver s&rsquo;installe sur la capitale, le d\u00e9bat sur la TSN peut avoir officiellement pris fin, mais les questions plus larges concernant l&rsquo;imposition de l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique et la contribution des entreprises aux finances publiques restent tr\u00e8s pr\u00e9sentes dans la conversation politique d&rsquo;Ottawa.<\/p>\n<\/article>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le projet de loi budg\u00e9taire le plus r\u00e9cent du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral marque la fin officielle de la controvers\u00e9e Taxe sur les Services Num\u00e9riques (TSN) d&rsquo;Ottawa, un geste qui signale un changement important dans l&rsquo;approche canadienne concernant l&rsquo;imposition des g\u00e9ants technologiques. 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