{"id":5645,"date":"2025-05-22T07:10:21","date_gmt":"2025-05-22T11:10:21","guid":{"rendered":"https:\/\/lcn.today\/projection-documentaire-sister-nancy-reggae-toronto\/"},"modified":"2025-05-22T07:10:21","modified_gmt":"2025-05-22T11:10:21","slug":"projection-documentaire-sister-nancy-reggae-toronto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/projection-documentaire-sister-nancy-reggae-toronto\/","title":{"rendered":"C\u00e9l\u00e9bration de la Projection du Documentaire Reggae \u00ab\u00a0Sister Nancy\u00a0\u00bb \u00e0 Toronto"},"content":{"rendered":"<article>\n<p>La communaut\u00e9 reggae de Toronto s&rsquo;est rassembl\u00e9e hier soir au Royal Cinema pour la premi\u00e8re canadienne de <strong>\u00ab\u00a0One Two\u00a0\u00bb<\/strong>, le documentaire captivant qui retrace le parcours extraordinaire de Sister Nancy, de Kingston jusqu&rsquo;\u00e0 son statut d&rsquo;ic\u00f4ne mondiale du reggae. Le film, d\u00e9j\u00e0 acclam\u00e9 par la critique lors de festivals internationaux, explore comment son hit de 1982 <strong>\u00ab\u00a0Bam Bam\u00a0\u00bb<\/strong> est devenu l&rsquo;un des morceaux de reggae les plus \u00e9chantillonn\u00e9s de l&rsquo;histoire.<\/p>\n<p>En tant qu&rsquo;observateur de longue date de la sc\u00e8ne musicale vibrante de Toronto, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par la foule multig\u00e9n\u00e9rationnelle qui a rempli la salle. Des v\u00e9t\u00e9rans aux cheveux gris qui hochaient la t\u00eate avec reconnaissance pendant les s\u00e9quences des sound systems du d\u00e9but des ann\u00e9es 1980 \u00e0 Kingston, aux jeunes fans d\u00e9couvrant les femmes pionni\u00e8res du reggae, le public refl\u00e9tait la position unique de Toronto comme plaque tournante mondiale du reggae en dehors de la Jama\u00efque.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Sister Nancy a bris\u00e9 des barri\u00e8res dont nous ne connaissions m\u00eame pas encore l&rsquo;existence\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Donna Makeda, fondatrice du <a href=\"#\">Reggae Women&rsquo;s Collective de Toronto<\/a>, qui a pr\u00e9sent\u00e9 la projection. \u00ab\u00a0Son influence s&rsquo;\u00e9tend bien au-del\u00e0 d&rsquo;une seule chanson\u2014elle a montr\u00e9 \u00e0 toute une g\u00e9n\u00e9ration que les femmes avaient leur place dans le dancehall, non seulement comme danseuses, mais comme artistes m\u00e9ritant le respect.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le documentaire r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;histoire remarquable de Sister Nancy, n\u00e9e Ophlin Russell, qui a grandi avec 10 fr\u00e8res et s\u0153urs \u00e0 Kingston avant de devenir la premi\u00e8re DJ f\u00e9minine de dancehall \u00e0 tourner internationalement. Malgr\u00e9 l&rsquo;enregistrement de ce qui deviendrait l&rsquo;un des hymnes les plus durables du reggae, elle n&rsquo;a pratiquement pas re\u00e7u de redevances pendant des d\u00e9cennies, travaillant comme comptable bancaire au New Jersey.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la projection, l&rsquo;artiste locale Tiki Mercury-Clarke a anim\u00e9 une table ronde avec des pionniers du reggae bas\u00e9s \u00e0 Toronto, dont Jay Douglas et Leroy Sibbles, qui ont partag\u00e9 leurs souvenirs de la culture dancehall et de la pr\u00e9sence r\u00e9volutionnaire de Sister Nancy.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ce qui m&rsquo;a frapp\u00e9 en regardant ce film, c&rsquo;est comment le son de Toronto s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 parall\u00e8lement \u00e0 celui de Kingston\u00a0\u00bb, a not\u00e9 Douglas. \u00ab\u00a0Quand Nancy enregistrait &lsquo;Bam Bam&rsquo; avec Techniques, nous construisions ici quelque chose d&rsquo;unique qui empruntait \u00e0 la Jama\u00efque mais refl\u00e9tait notre exp\u00e9rience d&rsquo;immigrants carib\u00e9ens.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La co-r\u00e9alisatrice du film, Hali Osuji, venue de Londres pour la projection, s&rsquo;est dite \u00e9tonn\u00e9e par les connaissances en reggae de Toronto. \u00ab\u00a0Il y a quelque chose de sp\u00e9cial dans le lien de cette ville avec la musique jama\u00efcaine. Les questions pos\u00e9es ce soir ont montr\u00e9 une profondeur de compr\u00e9hension que je n&rsquo;ai pas rencontr\u00e9e ailleurs lors de notre tourn\u00e9e de projections.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En effet, la relation de Toronto avec le reggae est profonde. La ville accueille le <a href=\"#\">plus grand festival de reggae d&rsquo;Am\u00e9rique du Nord<\/a> et a \u00e9t\u00e9 le foyer d&rsquo;artistes influents, de Jackie Mittoo \u00e0 Snow. Les disquaires locaux comme <strong>Trea-Jah Isle<\/strong> et <strong>Soundz of the Earth<\/strong> ont longtemps servi de centres culturels reliant la diaspora.<\/p>\n<p>Pour les plus jeunes spectateurs, le documentaire a fourni un contexte pour \u00ab\u00a0Bam Bam\u00a0\u00bb, que beaucoup reconnaissaient \u00e0 travers les \u00e9chantillons utilis\u00e9s dans des chansons de Jay-Z, Kanye West, et m\u00eame notre Drake canadien.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;ai grandi en entendant ce beat partout, mais je n&rsquo;avais aucune id\u00e9e de l&rsquo;histoire de Sister Nancy ou qu&rsquo;elle avait \u00e9t\u00e9 pratiquement priv\u00e9e de reconnaissance et de paiement pendant des d\u00e9cennies\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Aisha Williams, \u00e9tudiante en production musicale de 23 ans. \u00ab\u00a0Ce film lui redonne sa place dans l&rsquo;histoire de la musique.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le point culminant \u00e9motionnel du documentaire survient lorsque Sister Nancy, maintenant dans la soixantaine, re\u00e7oit enfin la reconnaissance et la compensation appropri\u00e9es apr\u00e8s des d\u00e9cennies pendant lesquelles d&rsquo;autres ont profit\u00e9 de son travail. Le public a \u00e9clat\u00e9 en acclamations pendant les s\u00e9quences de ses r\u00e9centes performances dans de grands festivals mondiaux.<\/p>\n<p>La projection a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e par le <a href=\"#\">Toronto Reggae Collective<\/a> en partenariat avec la s\u00e9rie \u00ab\u00a0Pionniers culturels\u00a0\u00bb du <a href=\"#\">Harbourfront Centre<\/a>. Jane Webster, directrice de la programmation musicale du Harbourfront, m&rsquo;a confi\u00e9 que la r\u00e9ponse a d\u00e9pass\u00e9 les attentes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Nous avions initialement pr\u00e9vu une seule projection, mais nous avons d\u00fb en ajouter une deuxi\u00e8me apr\u00e8s que les billets se soient vendus en 48 heures\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Webster. \u00ab\u00a0Cela t\u00e9moigne du lien profond de Toronto avec la culture carib\u00e9enne et de notre int\u00e9r\u00eat croissant pour documenter les pionniers musicaux, en particulier les femmes dont les contributions ont \u00e9t\u00e9 sous-estim\u00e9es.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement pr\u00e9sentait \u00e9galement une exposition d&rsquo;objets vintage li\u00e9s au reggae, tir\u00e9s des archives de la galerie BAND, y compris des pressages vinyle originaux de l&rsquo;album <strong>\u00ab\u00a0One Two\u00a0\u00bb<\/strong> de Sister Nancy et des affiches de ses rares apparitions \u00e0 Toronto dans les ann\u00e9es 1980.<\/p>\n<p>En observant la foule diverse qui se m\u00ealait apr\u00e8s la projection, l&rsquo;influence continue du reggae sur l&rsquo;identit\u00e9 culturelle de Toronto \u00e9tait ind\u00e9niable. Des patties jama\u00efcains servis \u00e0 la r\u00e9ception au sound system qui jouait des morceaux classiques, la soir\u00e9e c\u00e9l\u00e9brait non seulement Sister Nancy mais aussi le dialogue continu entre la Jama\u00efque et ses communaut\u00e9s diasporiques.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Cette soir\u00e9e nous rappelle pourquoi documenter notre histoire musicale est important\u00a0\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Klive Walker, auteur de <strong>\u00ab\u00a0Dubwise: Reasoning from the Reggae Underground\u00a0\u00bb<\/strong>. \u00ab\u00a0Chaque g\u00e9n\u00e9ration doit comprendre les fondements qui ont rendu leur moment culturel possible. L&rsquo;histoire de Sister Nancy ne concerne pas seulement le reggae\u2014elle parle de pers\u00e9v\u00e9rance, de femmes qui revendiquent leur place dans des industries domin\u00e9es par les hommes, de communaut\u00e9s diasporiques qui maintiennent des liens \u00e0 travers les oc\u00e9ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Alors que Toronto continue d&rsquo;\u00e9voluer comme centre musical mondial, des \u00e9v\u00e9nements comme cette projection servent de puissants rappels des fils culturels qui ont fa\u00e7onn\u00e9 le son et l&rsquo;identit\u00e9 uniques de notre ville.<\/p>\n<\/article>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La communaut\u00e9 reggae de Toronto s&rsquo;est rassembl\u00e9e hier soir au Royal Cinema pour la premi\u00e8re canadienne de \u00ab\u00a0One Two\u00a0\u00bb, le documentaire captivant qui retrace le parcours extraordinaire de Sister Nancy, de Kingston jusqu&rsquo;\u00e0 son statut d&rsquo;ic\u00f4ne mondiale du reggae. 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