{"id":7649,"date":"2025-06-15T08:20:06","date_gmt":"2025-06-15T12:20:06","guid":{"rendered":"https:\/\/lcn.today\/marin-toronto-course-autour-du-monde\/"},"modified":"2025-06-15T08:20:06","modified_gmt":"2025-06-15T12:20:06","slug":"marin-toronto-course-autour-du-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/marin-toronto-course-autour-du-monde\/","title":{"rendered":"Un marin de Toronto entame une course autour du monde"},"content":{"rendered":"<p>Dans la lumi\u00e8re froide de l&rsquo;aube sur le front de mer de Toronto, <b>Amanda Richardson<\/b> ajuste une derni\u00e8re fois son \u00e9quipement de voile avant de partir pour l&rsquo;Angleterre. La navigatrice torontoise de 43 ans s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 entreprendre sa deuxi\u00e8me tentative dans l&rsquo;un des d\u00e9fis nautiques les plus \u00e9prouvants au monde \u2013 la <a href=\"#\">Global Ocean Race<\/a>, un voyage exigeant de neuf mois autour de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il y a quelque chose de profond\u00e9ment humiliant \u00e0 \u00eatre seule sur l&rsquo;eau,\u00a0\u00bb me confie Richardson alors que nous bavardons pr\u00e8s de sa maison dans le quartier The Beaches. \u00ab\u00a0L&rsquo;oc\u00e9an se fiche bien de ton CV ou de tes abonn\u00e9s sur les r\u00e9seaux sociaux. L\u00e0-bas, c&rsquo;est juste toi, ton bateau, et ce que Dame Nature d\u00e9cide de te lancer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Richardson, ancienne analyste financi\u00e8re qui a quitt\u00e9 Bay Street il y a huit ans pour poursuivre son r\u00eave de navigation, a compl\u00e9t\u00e9 sa premi\u00e8re circumnavigation mondiale en 2019. L&rsquo;exp\u00e9rience, bien que r\u00e9ussie, l&rsquo;a laiss\u00e9e avide d&rsquo;en faire davantage.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La premi\u00e8re fois, il s&rsquo;agissait de prouver que je pouvais le faire,\u00a0\u00bb explique-t-elle, en v\u00e9rifiant les mod\u00e8les m\u00e9t\u00e9orologiques sur son application sp\u00e9cialis\u00e9e de navigation maritime. \u00ab\u00a0Cette fois, je fais la course contre moi-m\u00eame, en repoussant mes limites encore plus loin.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La <b>Global Ocean Race<\/b> n&rsquo;est pas une simple excursion de voile du weekend. Les participants affrontent des conditions p\u00e9rilleuses, notamment des vagues de 15 m\u00e8tres, des vents de force ouragan et un isolement extr\u00eame. Les navigateurs parcourent environ 30 000 milles nautiques \u00e0 travers certaines des eaux les plus dangereuses du monde, y compris le redoutable Oc\u00e9an Austral.<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 nautique de Toronto s&rsquo;est ralli\u00e9e derri\u00e8re Richardson, avec des entreprises maritimes locales fournissant \u00e9quipement et commandites. \u00ab\u00a0Amanda repr\u00e9sente le meilleur de l&rsquo;esprit de notre ville,\u00a0\u00bb affirme <b>Marcus Chen<\/b>, pr\u00e9sident de l&rsquo;<a href=\"#\">Association de Voile de l&rsquo;Ontario<\/a>. \u00ab\u00a0Elle est intr\u00e9pide, m\u00e9ticuleuse et profond\u00e9ment engag\u00e9e \u00e0 repr\u00e9senter la voile canadienne sur la sc\u00e8ne mondiale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le vaisseau de Richardson, judicieusement nomm\u00e9 \u00ab\u00a0<b>Toronto Spirit<\/b>\u00ab\u00a0, a subi d&rsquo;importantes modifications pour ce voyage. Le voilier de course de 12 m\u00e8tres pr\u00e9sente des syst\u00e8mes de navigation de pointe, des structures de coque renforc\u00e9es et des am\u00e9liorations durables, notamment des panneaux solaires et des syst\u00e8mes de purification d&rsquo;eau.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Lors de la derni\u00e8re course, j&rsquo;ai appris combien les ressources deviennent pr\u00e9cieuses lorsqu&rsquo;on est \u00e0 des mois de la c\u00f4te,\u00a0\u00bb note Richardson, en me montrant les quartiers d&rsquo;habitation compacts mais efficaces sous le pont. \u00ab\u00a0Chaque goutte d&rsquo;eau, chaque bouch\u00e9e de nourriture \u2013 on devient intens\u00e9ment conscient de sa consommation.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Les d\u00e9fis psychologiques de la course d\u00e9passent souvent les d\u00e9fis physiques. Les navigateurs dorment g\u00e9n\u00e9ralement par intervalles de 20 minutes pendant des mois, luttant contre une fatigue extr\u00eame, l&rsquo;isolement et la vigilance constante n\u00e9cessaire pour naviguer en toute s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Dr <b>Elena Mikhailov<\/b>, psychologue sportive qui a travaill\u00e9 avec Richardson, souligne la force mentale requise. \u00ab\u00a0Amanda poss\u00e8de une r\u00e9silience psychologique exceptionnelle. L&rsquo;isolement \u00e0 lui seul briserait beaucoup de gens, mais elle a d\u00e9velopp\u00e9 des strat\u00e9gies pour maintenir sa clart\u00e9 mentale pendant une solitude prolong\u00e9e.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Richardson sera en comp\u00e9tition avec 24 autres navigateurs de 12 pays. Bien qu&rsquo;elle ne soit pas la seule Canadienne, elle est la seule Torontoise dans la course cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;enseignante locale <b>Jennifer Wong<\/b> a int\u00e9gr\u00e9 le voyage de Richardson dans son programme scolaire. \u00ab\u00a0Mes \u00e9l\u00e8ves suivent quotidiennement les progr\u00e8s d&rsquo;Amanda,\u00a0\u00bb explique Wong. \u00ab\u00a0C&rsquo;est une fa\u00e7on merveilleuse d&rsquo;enseigner la g\u00e9ographie, la m\u00e9t\u00e9orologie et la pers\u00e9v\u00e9rance en m\u00eame temps.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La course commence la semaine prochaine \u00e0 Southampton, en Angleterre, avec Richardson et d&rsquo;autres concurrents faisant des escales pr\u00e9vues au Cap, \u00e0 Auckland et \u00e0 Punta del Este avant de terminer \u00e0 Southampton en mai prochain.<\/p>\n<p>Richardson admet que quitter le confort de Toronto pour les p\u00e9rils de la navigation en haute mer n&rsquo;est pas toujours facile. \u00ab\u00a0Il y a des moments o\u00f9 je remets en question ma sant\u00e9 mentale,\u00a0\u00bb rit-elle. \u00ab\u00a0Surtout pendant les \u00e9t\u00e9s torontois quand tout le monde profite de la saison des terrasses et que je me pr\u00e9pare \u00e0 affronter des vents de temp\u00eate dans l&rsquo;Oc\u00e9an Austral.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais sa passion pour la voile transcende le confort. \u00ab\u00a0La mer t&rsquo;enseigne qui tu es vraiment,\u00a0\u00bb r\u00e9fl\u00e9chit-elle. \u00ab\u00a0Quand tu es \u00e0 des milliers de kilom\u00e8tres de la terre, face \u00e0 des vagues \u00e9normes et des vents hurlants, toutes les pr\u00e9tentions disparaissent. Tu d\u00e9couvres ton vrai moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>La maire de Toronto, <b>Olivia Chow<\/b>, a rendu hommage \u00e0 Richardson lors d&rsquo;une petite c\u00e9r\u00e9monie hier, lui pr\u00e9sentant un drapeau de la ville \u00e0 emporter dans son voyage. \u00ab\u00a0Amanda incarne l&rsquo;esprit aventureux qui rend Toronto sp\u00e9ciale,\u00a0\u00bb a d\u00e9clar\u00e9 la maire Chow. \u00ab\u00a0Elle porte le nom de notre ville \u00e0 travers tous les oc\u00e9ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Pour Richardson, cette course repr\u00e9sente plus qu&rsquo;une r\u00e9ussite personnelle. Elle s&rsquo;est associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;organisation environnementale locale <a href=\"#\">Lake Ontario Waterkeeper<\/a> pour sensibiliser \u00e0 la conservation de l&rsquo;eau et \u00e0 la protection marine.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Les oc\u00e9ans nous relient tous,\u00a0\u00bb souligne Richardson. \u00ab\u00a0Ce que nous faisons ici \u00e0 Toronto finit par affecter les eaux du monde entier. J&rsquo;esp\u00e8re que mon voyage aidera les gens \u00e0 comprendre cette connexion.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Alors que Richardson se pr\u00e9pare au d\u00e9part, elle jette un dernier regard sur la silhouette de Toronto. \u00ab\u00a0Cette ville m&rsquo;a donn\u00e9 mon d\u00e9part, mes terrains d&rsquo;entra\u00eenement sur le lac Ontario,\u00a0\u00bb dit-elle doucement. \u00ab\u00a0Partout o\u00f9 je navigue, j&#8217;emporte Toronto avec moi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Suivez le voyage de Richardson gr\u00e2ce \u00e0 son traceur satellite sur le <a href=\"#\">site officiel de la Global Ocean Race<\/a>, o\u00f9 les r\u00e9sidents de Toronto peuvent envoyer des messages de soutien tout au long de son odyss\u00e9e de neuf mois.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans la lumi\u00e8re froide de l&rsquo;aube sur le front de mer de Toronto, Amanda Richardson ajuste une derni\u00e8re fois son \u00e9quipement de voile avant de partir pour l&rsquo;Angleterre. La navigatrice torontoise de 43 ans s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 entreprendre sa deuxi\u00e8me tentative dans l&rsquo;un des d\u00e9fis nautiques les plus \u00e9prouvants au monde \u2013 la Global Ocean Race, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":7647,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[105],"tags":[4369,3324,4356,4361,4367],"ppma_author":[244],"class_list":{"0":"post-7649","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-lifestyle-fr","8":"tag-aventure-maritime","9":"tag-blue-jays-toronto","10":"tag-global-ocean-race","11":"tag-ocean-circumnavigation","12":"tag-voile"},"_wp_attachment_metadata":null,"_wp_attached_file":null,"wpml_media_processed":null,"_wp_attachment_wp_user_avatar":null,"_wp_attachment_image_alt":null,"text_subscribed":null,"text_error":null,"text_invalid_email":null,"text_already_subscribed":null,"text_required_field_missing":null,"text_unsubscribed":null,"text_not_subscribed":null,"text_no_lists_selected":null,"_mc4wp_settings":null,"text_updated":null,"_menu_item_type":null,"_menu_item_menu_item_parent":null,"_menu_item_object_id":null,"_menu_item_object":null,"_menu_item_target":null,"_menu_item_classes":null,"_menu_item_xfn":null,"_menu_item_url":null,"_menu_item_orphaned":null,"foxiz_menu_meta":null,"ao_post_optimize":null,"rank_math_title":null,"rank_math_pillar_content":null,"_pingme":null,"_encloseme":null,"ruby_live_blog":null,"rank_math_primary_category":null,"ppma_disable_author_box":null,"ruby_tagline":null,"ppma_boxes_layout_meta_value":null,"ppmacf_slug":null,"ppmacf_type":null,"ppmacf_field_status":null,"ppmacf_requirement":null,"ppmacf_social_profile":null,"ppmacf_schema_property":null,"ppmacf_rel":null,"ppmacf_target":null,"ppmacf_description":null,"ppmacf_inbuilt":null,"_wp_old_slug":null,"footnotes":null,"_form":null,"_mail":null,"_mail_2":null,"_messages":null,"_additional_settings":null,"_locale":null,"_config_errors":null,"_hash":null,"_config_validation":null,"_wp_trash_meta_status":null,"_wp_trash_meta_time":null,"ppma_authors_name":"Michael Chang","foxiz_content_total_word":"903","_wpml_word_count":"1020","_elementor_edit_mode":null,"_elementor_template_type":null,"_edit_lock":null,"_wp_page_template":null,"_elementor_page_settings":null,"_elementor_data":null,"_elementor_version":null,"_wpml_location_migration_done":"1","_elementor_css":null,"rank_math_og_content_image":null,"_top_nav_excluded":null,"_cms_nav_minihome":null,"_wp_old_date":null,"_last_translation_edit_mode":null,"rank_math_internal_links_processed":"1","rb_global_meta":null,"rank_math_analytic_object_id":null,"_elementor_template_widget_type":null,"_elementor_popup_display_settings":null,"_elementor_controls_usage":null,"rank_math_seo_score":null,"rank_math_description":"D\u00e9couvrez l'incroyable aventure d'Amanda Richardson, navigatrice torontoise, qui entame la Global Ocean Race: un d\u00e9fi mondial \u00e9pique de 9 mois en pleine mer!","rank_math_focus_keyword":null,"_edit_last":null,"_wpml_media_duplicate":null,"_wpml_media_featured":null,"_elementor_page_assets":[],"_elementor_element_cache":null,"_thumbnail_id":"7647","_wp_desired_post_slug":null,"authors":[{"term_id":244,"user_id":7,"is_guest":0,"slug":"michaelchang","display_name":"Michael Chang","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/be99b9cd2e44f99c2b1ec62a75ea525a2bcd05ee377716ef7329f470c09bd86c?s=96&d=mm&r=g","0":null,"1":"","2":"","3":"","4":"","5":"","6":"","7":"","8":""}],"wpml_current_locale":"fr_CA","wpml_translations":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7649","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7649"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7649\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7647"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7649"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7649"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7649"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.lcn.today\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=7649"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}