SAIT Améliore la Formation Ferroviaire avec un Wagon-Citerne Offert

James Dawson
10 Min Read






L’industrie ferroviaire mise sur la relève

L’industrie ferroviaire traverse une période de transition générationnelle. Les travailleurs d’expérience prennent leur retraite plus rapidement que l’arrivée de nouvelles recrues. C’est un problème qui préoccupe sérieusement les dirigeants du secteur, particulièrement ici à Calgary où le transport ferroviaire demeure crucial pour notre économie.

Le SAIT vient de recevoir un don qui pourrait aider à combler cette lacune. Caltrax Inc. a livré jeudi matin un wagon-citerne d’une valeur d’environ 100 000 $ au campus de Point Trotter. Les étudiants du programme de chef de train ont observé les grues positionner soigneusement le véhicule massif aux côtés de l’équipement d’entraînement existant.

Il ne s’agit pas juste d’un autre morceau de métal dans une cour. Le wagon-citerne représente quelque chose dont le programme avait désespérément besoin. Jason Purdy dirige le secteur académique à Point Trotter et il a bien fait comprendre que cet ajout transforme ce que les instructeurs peuvent enseigner. Les étudiants ont maintenant accès à quatre types différents de wagons, incluant un wagon couvert, une plateforme et un wagon-trémie.

Le travail ferroviaire exige des connaissances précises qu’on ne peut pas acquérir uniquement dans les manuels. Talia O’Donoghue enseigne dans le programme de chef de train et elle a constaté comment la formation pratique fait toute la différence. Les wagons ne fonctionnent pas tous de la même façon. Leurs systèmes de freinage varient. Leurs exigences de manipulation diffèrent. Un étudiant qui n’étudie qu’un seul type aura de la difficulté quand il en rencontrera d’autres sur le terrain.

Les wagons-citernes comportent une responsabilité particulière parce qu’ils transportent souvent des marchandises dangereuses. Des produits chimiques, des carburants et des matières dangereuses passent régulièrement par Calgary dans ces wagons. Les étudiants doivent comprendre les protocoles d’inspection et les procédures de sécurité propres à ces chargements. Le wagon-citerne donné leur permet de pratiquer ces compétences dans un environnement contrôlé avant d’entrer sur le marché du travail.

Trevor Hammer travaille comme directeur principal des ventes et du développement commercial chez Caltrax. Il préside aussi le comité consultatif du programme à Point Trotter, ce qui lui donne un aperçu des besoins de l’industrie et des lacunes en formation. Quand les professeurs ont mentionné vouloir un wagon-citerne pour la formation des étudiants, Hammer y a vu une occasion d’investir dans les futurs travailleurs.

Le don ne s’est pas fait de façon isolée. Sherwin-Williams, North Star Contracting, Trans-Tech Railcar Decals et Vertical Crane and Rigging ont tous contribué à rendre la livraison possible. Cette collaboration reflète quelque chose que j’ai remarqué en couvrant les histoires d’affaires à Calgary. Les entreprises locales comprennent que le développement de la main-d’œuvre profite à tout le secteur.

Aramis Doctor est présentement inscrit au programme de chef de train. Il a aidé à décharger le wagon-citerne jeudi et a qualifié l’expérience d’incroyable. L’équipement lui donne accès à une technologie plus récente que la plupart de la collection existante du programme. Travailler avec des scénarios simulés de marchandises dangereuses enseigne une conscience situationnelle qui devient une seconde nature par la répétition.

Point Trotter fonctionne comme le plus petit campus satellite du SAIT en termes d’espace intérieur. Mais l’installation occupe huit acres qui accommodent l’équipement pour plusieurs programmes. Les techniciens de VR, les grutiers, les monteurs d’acier et les chefs de train s’entraînent tous ici. Le campus abrite la plus grande collection de simulateurs de grue en Amérique du Nord et supporte aussi le programme d’opération de drones du SAIT.

Les partenariats avec l’industrie façonnent ce que les étudiants apprennent à Point Trotter. Purdy a souligné que maintenir ces relations assure que le curriculum demeure pertinent aux demandes du monde réel. Les employeurs ont besoin de travailleurs qui peuvent intégrer des postes avec des connaissances pratiques déjà développées. Les étudiants ont besoin d’une formation qui se traduit directement en préparation à l’emploi.

Le secteur ferroviaire fait face à des défis démographiques qui s’étendent au-delà de Calgary. Partout au Canada, les travailleurs d’expérience atteignent l’âge de la retraite. Les connaissances qu’ils ont accumulées au fil des décennies doivent être transmises aux plus jeunes travailleurs. Des programmes comme la formation de chef de train du SAIT servent de pont entre les générations.

O’Donoghue met beaucoup l’accent sur la sécurité dans son enseignement. Les codes et normes ferroviaires régissent les opérations pour de bonnes raisons. Les protocoles de communication préviennent les accidents. Comprendre comment différents systèmes de freinage réagissent dans diverses conditions peut faire la différence entre des opérations de routine et des situations dangereuses.

Le don du wagon-citerne arrive à un moment où la capacité de formation pratique compte plus que jamais. Les étudiants qui obtiennent leur diplôme du programme entrent dans une industrie qui recherche activement des travailleurs qualifiés. Plus leur formation est complète, plus rapidement ils peuvent contribuer de façon significative aux opérations.

Hammer a décrit le don comme un investissement plutôt qu’une simple charité. Des entreprises comme Caltrax comptent sur un flux constant de travailleurs formés. Soutenir les programmes d’éducation crée de la valeur à long terme pour toute l’industrie. Quand les étudiants reçoivent une formation de qualité sur de l’équipement moderne, tout le monde bénéficie d’une sécurité et d’une efficacité opérationnelle améliorées.

L’enthousiasme de Doctor face au travail avec le wagon-citerne reflète une vérité plus large sur l’éducation professionnelle. Les étudiants veulent une expérience qui semble authentique. Ils veulent travailler avec l’équipement qu’ils rencontreront réellement dans leurs carrières. Le wagon-citerne donné livre cette authenticité de façons qui améliorent la confiance et la compétence.

L’approche de formation de Point Trotter met l’accent sur les compétences pratiques plutôt que les connaissances théoriques. Les étudiants passent du temps dans la cour à travailler avec l’équipement réel. Ils pratiquent des procédures sous la supervision d’instructeurs. Ils font des erreurs dans des environnements sécuritaires où les fautes deviennent des occasions d’apprentissage plutôt que des risques pour la sécurité.

La cour de huit acres fournit l’espace pour cette méthodologie pratique. Les étudiants peuvent circuler entre différents types d’équipement et pratiquer divers scénarios. La diversité des programmes de formation au campus crée des occasions d’apprentissage interfonctionnel. Les grutiers et les chefs de train travaillant ensemble sur la livraison du wagon-citerne reflètent la collaboration réelle en milieu de travail.

La position de Calgary comme plaque tournante du transport rend la formation ferroviaire de qualité particulièrement précieuse. Les marchandises qui circulent à travers la province passent souvent par l’infrastructure ferroviaire d’ici. Les travailleurs formés au SAIT trouvent fréquemment de l’emploi auprès d’entreprises opérant dans et autour de la ville.

La vague de retraites dans l’industrie crée des opportunités pour les jeunes qui cherchent des carrières stables avec de bons salaires. Le travail ferroviaire offre cette stabilité avec la satisfaction de faire circuler des marchandises essentielles. Les programmes de formation qui préparent efficacement les étudiants aident à combler des postes qui autrement pourraient rester vacants.

Les commentaires de Purdy sur la satisfaction des besoins de l’industrie révèlent comment l’éducation professionnelle diffère des programmes académiques. L’objectif n’est pas la connaissance abstraite mais des capacités précises. Les étudiants doivent démontrer leur compétence dans les tâches qu’ils effectueront régulièrement. Les dons d’équipement comme le wagon-citerne élargissent ce que les instructeurs peuvent exiger que les étudiants maîtrisent avant l’obtention du diplôme.

La collaboration entre plusieurs entreprises sur ce don montre la reconnaissance par l’industrie d’intérêts partagés. Aucune entreprise ne bénéficie exclusivement de travailleurs mieux formés. Le secteur au complet s’améliore quand les programmes de formation ont des ressources adéquates. Ce bénéfice collectif justifie l’investissement collaboratif dans l’infrastructure éducative.


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