En me promenant dans le centre-ville de Toronto la semaine dernière, j’ai remarqué quelque chose de différent. Les bars sportifs bourdonnaient d’une excitation inhabituelle. Les conversations ne portaient pas seulement sur les Raptors ou les Maple Leafs. Les gens parlaient de soccer. La Coupe du monde s’en venait chez nous.
Les dernières pièces du casse-tête de la Coupe du monde de Toronto sont tombées en place. La Bosnie-Herzégovine affrontera le Canada dans le match d’ouverture du tournoi au BMO Field. C’est arrivé après que la Bosnie ait étonné l’Italie 4-1 dans une dramatique séance de tirs au but. Le match s’était terminé 1-1 après le temps réglementaire.
L’Italie était classée 12e mondialement. La Bosnie se situe au 69e rang. Sur papier, ça n’aurait pas dû arriver. Mais le soccer suit rarement les scripts. La surprise s’est produite sur le sol bosniaque. Leurs partisans ont créé une atmosphère électrique qui a poussé leur équipe vers l’avant.
Pour la communauté soccer de Toronto, ce résultat apporte des émotions mitigées. Un match Italie contre Canada aurait été spectaculaire. Notre ville accueille l’une des plus grandes communautés italiennes en Amérique du Nord. L’énergie aurait été inoubliable. Les terrasses de restaurants le long de College Street se seraient transformées en soirées de visionnement.
À la place, on a la Bosnie. Et honnêtement, c’est tout aussi intéressant pour différentes raisons.
La Bosnie apporte un récit différent à notre ville. La communauté bosniaque de Toronto a des racines profondes ici. Plusieurs familles sont arrivées durant les conflits des années 1990. Ils ont bâti des commerces, élevé des enfants et contribué significativement à notre tissu culturel. Ce match représente quelque chose de profond pour eux.
J’ai parlé avec Amir Kovacevic, propriétaire du restaurant Bosna Express à Etobicoke. Sa voix s’est brisée d’émotion en discutant du match. « Ma famille a quitté Sarajevo en 1993, » m’a-t-il dit. « On a bâti notre vie ici. Maintenant je vais regarder la Bosnie jouer contre le Canada. Les deux pays signifient tout pour moi. »
Ce sentiment résonne à travers les diverses communautés de Toronto. Cette ville prospère exactement sur ces moments. On n’accueille pas juste un match de soccer. On assiste à une célébration culturelle et une compétition amicale entre deux nations que plusieurs locaux appellent chez eux.
Le Canada entre comme le favori clair sur papier. Mais la forme récente de la Bosnie suggère du danger. Ils ont éliminé une équipe italienne beaucoup mieux classée. Leur confiance sera au sommet. L’élan compte dans le soccer de tournoi.
Le deuxième match confirmé amène l’Irak contre le Sénégal à Toronto. L’Irak a obtenu sa place en battant la Bolivie dans la dernière qualif de mardi. Le match s’est déroulé sous une pression intense. Une erreur aurait mis fin à leurs rêves de Coupe du monde.
Le Sénégal arrive avec des références légitimes de championnat. Ils sont champions d’Afrique et possèdent du talent de classe mondiale partout dans leur alignement. Leur style de jeu combine habileté technique avec intensité physique. Les partisans torontois vont assister à du soccer international d’élite.
La qualification de l’Irak ajoute une autre couche au paysage sportif multiculturel de Toronto. Notre ville accueille d’importantes communautés du Moyen-Orient. Plusieurs Irakiens ont fait de Toronto leur chez-eux au cours des dernières décennies. Ils ont enrichi nos quartiers avec des restaurants, commerces et centres culturels.
Samir Hassan tient une boulangerie irakienne près de Lawrence et Weston. Il planifie déjà des soirées de visionnement. « On va avoir le match sur tous les écrans, » a-t-il expliqué. « C’est plus gros que le sport. C’est à propos de représenter d’où on vient. »
Toronto accueillera ces matchs au BMO Field. Le stade a subi des rénovations importantes en préparation pour ce tournoi. La capacité a été augmentée pour accommoder de plus grandes foules. Les installations ont été améliorées pour rencontrer les standards de la FIFA. Le site est parfaitement positionné près du centre-ville.
Se rendre au BMO Field est simple. Le stade se connecte directement au système de la TTC. Les streetcars roulent fréquemment les jours de match. GO Transit offre du service des régions environnantes. L’infrastructure de transport de Toronto gère régulièrement des événements sportifs majeurs.
Les commerces locaux se préparent pour l’impact économique. Les hôtels reçoivent déjà des demandes de réservation. Les restaurants près du stade embauchent du personnel additionnel. Les boutiques de chandails rapportent des ventes accrues de marchandise de soccer. La Coupe du monde apporte des bénéfices financiers substantiels.
Tourisme Toronto estime des nombres de visiteurs significatifs. Les partisans arriveront de Bosnie, d’Irak, du Sénégal et d’ailleurs. Plusieurs prolongeront leurs séjours pour explorer notre ville. Ils visiteront la Tour CN, mangeront à nos restaurants et vivront les attractions de Toronto.
Les matchs ont lieu au début de l’été. La météo de Toronto devrait coopérer à merveille. Juin apporte typiquement des températures chaudes et une humidité gérable. Les terrasses extérieures seront bondées. L’énergie de la ville culmine durant ces mois.
Les préparations de sécurité sont extensives. Les Services de police de Toronto coordonnent avec les agences fédérales. La FIFA exige des protocoles de sécurité complets. Les événements majeurs précédents ont prouvé notre capacité. Les Jeux panaméricains de 2015 ont démontré les compétences organisationnelles de Toronto.
La demande pour les billets est déjà intense. Les ventes officielles ont commencé le mois dernier. Les forfaits Canada contre Bosnie se sont vendus rapidement. L’avantage de l’équipe locale a alimenté l’intérêt initial. Maintenant, avec les adversaires confirmés, l’excitation s’est encore intensifiée.
Les prix varient selon l’emplacement des sièges. Les sièges des gradins supérieurs commencent autour de 75$. Les emplacements premium dépassent 300$. Les forfaits corporatifs offrent des expériences d’hospitalité. Pour plusieurs partisans, le coût n’aura pas d’importance. Ça représente une opportunité unique dans une vie.
Les communautés immigrantes de Toronto façonnent le caractère de notre ville. On est bâtis sur la diversité. Plus de 200 langues sont parlées ici. Plus de la moitié de nos résidents sont nés à l’extérieur du Canada. Ces matchs de Coupe du monde célèbrent exactement ce qui rend Toronto spécial.
Je couvre les sports torontois depuis quinze ans. J’ai assisté à des défilés de championnat et des défaites déchirantes. Mais des matchs de Coupe du monde sur notre propre terrain portent un poids différent. Ils transcendent les événements sportifs typiques. Ils deviennent des moments culturels.
Bosnie contre Canada va attirer plus de 30 000 partisans. L’atmosphère sera électrique. Les hymnes nationaux concurrents résonneront à travers le BMO Field. Les familles créeront des souvenirs qui traverseront les générations. Les enfants se souviendront où ils ont regardé l’histoire.
Irak contre Sénégal offre du drame de soccer international pur. Aucune équipe ne porte la pression du pays hôte. Ils joueront librement, démontrant leurs meilleures habiletés. Les batailles tactiques entre puissances continentales livrent toujours du divertissement.
Toronto prouve encore une fois pourquoi la FIFA nous a sélectionnés. Notre infrastructure supporte les tournois majeurs. Notre diversité accueille les communautés mondiales. Notre passion pour les sports égale n’importe où dans le monde. On est prêts pour ce moment.
Le compte à rebours commence maintenant. L’été approche rapidement. Toronto brillera sur la scène internationale. Notre ville accueille le monde. Et on va livrer une expérience de Coupe du monde inoubliable.